Debian – Qu’est-ce que Debian ?


Qu'est-ce que Debian ?

 Debian

Debian est un système
d'exploitation
libre pour votre
ordinateur. Un système d'exploitation
est la suite des programmes de base et des utilitaires qui permettent à
un
ordinateur de fonctionner. Debian utilise le noyau
Linux (le cœur d'un système
d'exploitation),
mais la plupart des outils de base du système proviennent du
projet GNU ; d'où le nom GNU/Linux.

Debian GNU/Linux est bien plus qu'un simple système d'exploitation :
il contient plus de 25000
paquets ; les
paquets sont des composants
logiciels précompilés conçus pour s'installer facilement sur votre
machine.

Suite…

Pour commencer

La dernière
version stable de Debian
est
la 5.0. La dernière mise à jour de cette version a été faite
le 30 janvier 2010. Vous pouvez aussi accéder aux
autres versions disponibles
de Debian
.

Si vous souhaitez commencer à utiliser Debian, vous pouvez facilement
en obtenir une copie, et
ensuite suivre les
instructions
d'installation

pour l'installer.

Si vous mettez à niveau votre système depuis une ancienne version
vers
la dernière version stable publiée, veuillez lire les
notes de
publication

avant de commencer.

Pour obtenir de l'aide concernant l'utilisation ou la configuration
de Debian, consultez nos pages sur la documentation
et l'assistance.

Les utilisateurs qui parlent une langue autre que l'anglais peuvent
consulter la section sur l'international.

Les personnes ayant un autre système qu'Intel x86 peuvent
consulter la section sur les portages.

Debian (/de.bjan/) est une organisation
communautaire et démocratique, dont le but est le développement d'un système d'exploitation basé
exclusivement sur des logiciels libres.

Ce système, lui même nommé Debian, permet un mode d'unification de
nombreux éléments pouvant être développés indépendamment les uns des
autres, pour plusieurs architectures matérielles et
relativement à plusieurs noyaux logiciels. Ces
paquets sont associés sous forme de « paquets » modulables en fonction
des choix et des besoins (on en dénombre plus de 25 000 en 2009).

On l'assimile généralement à sa version Debian GNU/Linux (la distribution GNU/Linux de Debian), car
jusqu'en 2009 c'est la seule branche parfaitement fonctionnelle, mais
d'autres versions du système Debian sont en développement : Debian GNU/Hurd[1]
ou Debian GNU/kFreeBSD[2]
(dont les premières versions stable sont prévue avec la version
« Squeeze »[3]).

Debian est utilisée comme base de nombreuses autres distributions
comme Knoppix
ou Ubuntu
qui rencontrent un grand succès.

Fin 2005,
la version originale a été retenue comme système d'exploitation GNU/Linux pour
équiper le matériel informatique de la ville de Munich, soit près de
14 000 PC[4].

Le 27 juillet 2009, il a été décidé que les gels de version auront
lieu en décembre de chaque année impaire afin de permettre une sortie au
printemps de chaque année paire[5].

Sommaire

//<![CDATA[
if (window.showTocToggle) { var tocShowText = "afficher"; var tocHideText = "masquer"; showTocToggle(); }
//]]>

[modifier]
Organisation du
projet

Schéma d'organisation de la  fondation Debian.

Debian est une distribution
Linux
non commerciale, lancée en 1993 par Ian
Murdock
avec le soutien de la Free Software Foundation ;
elle a pour principal but de fournir un système d'exploitation composé
uniquement de logiciels libres.
Debian se prononce « Débiane ». Ce nom trouve son origine dans la
contraction de deux prénoms : Debra, la femme du créateur du projet, et
Ian, le créateur lui-même[6].

Le projet Debian s'organise autour de trois piliers :

  1. Un contrat social passé avec la communauté du logiciel libre définit
    de grands principes auxquels les développeurs adhèrent[7].
  2. Les principes du logiciel
    libre selon Debian
    (ou DFSG) définissant précisément le sens du mot
    « libre » pour les développeurs de Debian[8].
  3. Une constitution décrit le fonctionnement interne
    du projet, les méthodes de prises de décisions et les rôles des
    différents acteurs : le chef du projet, le secrétaire, les développeurs,
    etc. La démocratie Internet utilise une méthode de vote par pondération
    par classement : la méthode Schulze (une méthode Condorcet)[9].

Juridiquement, Debian est le projet d'une association à but non
lucratif nommée SPI (Software
in the Public Interest
)[10].

Debian est en fait le nom de l'organisation, mais est souvent utilisé
pour désigner la distribution spécifique Debian GNU/Linux. Cependant,
d'autres distributions Debian, non basées sur le noyau Linux sont à
l'étude, notamment basés sur le Hurd, le cœur
du système d'exploitation GNU[11].
Des projets de portage vers d'autres noyaux sont aussi en cours : Debian GNU/Hurd, Debian GNU/kFreeBSD et Debian GNU/NetBSD.

La fondation regroupe plusieurs centaines de programmeurs, mais tous
ne sont pas actifs. Les programmeurs actifs sont normalement en charge
de la gestion d'un ou plusieurs modules. La coordination est assurée par
des échanges sur liste de diffusion ou par chat IRC, ainsi que par les organes de la fondation.

Le projet est dirigé par un Debian Project Leader (« chef de projet
Debian ») élu (ou réélu) par les membres chaque année, dans le respect
de la constitution de la fondation. Ses pouvoirs sont limités, et les
décisions d'une certaine importance sont prises par la communauté. Il
est assisté depuis 2006 par un Debian Second in Charge (2IC).

Un autre poste important est celui de Release manager, lui-même assisté de release assistants.
Son rôle est de définir (avec la communauté des développeurs) les
objectifs de la prochaine version, de superviser le processus et de
définir les dates de sorties[12],[13].

Le projet est composé de bénévoles, essentiellement des développeurs.
De ce fait, la fondation a des besoins financiers réduits, satisfaits
par des dons en nature (des ordinateurs, par exemple[14])
ou en argent.

[modifier] Project leaders

Le projet a eu les chefs de projets suivants [15]:.

  1. Ian Murdock (août 1993mars 1996),
    fondateur du projet Debian ;
  2. Bruce Perens (avril 1996décembre 1997)
  3. Ian Jackson (janvier 1998décembre 1998)
  4. Wichert
    Akkerman
    (janvier 1999mars 2001)
  5. Ben Collins
    (avril 2001avril 2002)
  6. Bdale Garbee (avril 2002avril 2003)
  7. Martin
    Michlmayr
    (mars 2003mars 2005)
  8. Branden
    Robinson
    (avril 2005avril 2006)
  9. Anthony Towns (avril 2006avril 2007)
  10. Samuel « Sam » Hocevar (avril 2007avril 2008)
  11. Steve McIntyre (avril 2008
    aujourd'hui)[16],[17]

[modifier] Release managers

  1. Brian C. White (1997 – 1999)
  2. Richard Braakman (1999 – 2000)
  3. Anthony Towns (2000 – 2004)
  4. Steve Langasek, Andreas Barth et Colin Watson
    (2004 – 2007)
  5. Andreas Barth et Luk Claes (2007 – 2008)
  6. Luk Claes et Marc Brockschmidt (2008 – 2009)
  7. Luk Claes et Adeodato Simó (2009 – ?)

[modifier]
Distribution
des logiciels

La distribution GNU/Linux contient environ 25 000 paquets logiciels
élaborés et maintenus par un millier de développeurs. Debian
est réputé pour sa fiabilité et son gestionnaire de paquets original (APT), au format de fichier .deb,
permettant les mises à jour et garantissant un système homogène. Debian
est disponible pour une dizaine de plateformes de matériel
informatique : m68k, SPARC, Alpha,
PowerPC,
x86, IA-64, PA-RISC,
MIPS (big et little-endian),
ARM, OS/390 et
plus récemment AMD64.

[modifier]
Sections
de paquets logiciels

Pour chaque branche, trois sections sont disponibles :

  • la section main est la section principale de Debian. Elle
    contient la plupart des paquets.
  • la section non-free regroupe tous les paquets qui ne
    respectent pas les DFSG. Ils ne font plus partie
    officiellement de la distribution et ne sont pas maintenus par les
    développeurs Debian. Le paquet vrms
    indique s'il y a des paquets non-free sur le système.
  • la section contrib est destinée aux paquets qui respectent
    les DFSG, mais qui dépendent d'un paquet de la section non-free.

[modifier] Gestion des paquets

Synaptic

Dpkg est
le programme principal pour manipuler les fichiers de paquets (APT y fait d'ailleurs appel pour
l'installation des dits programmes).

APT « Advanced Packaging
Tool
 » (soit Utilitaire de Gestion de Paquets Avancé) est
une interface avancée pour le système de gestion des paquets Debian, qui
consiste en plusieurs programmes dont les noms commencent par « apt- »
(apt-get, apt-cache, apt-cdrom, …). Outre sa facilité d'emploi et sa
polyvalence, son intérêt réside dans sa gestion automatique des
dépendances entre les différents paquets. Il existe également une
interface graphique pour ce programme : Synaptic.

Dselect
est l'interface utilisateur historique, permettant une gestion plus
aisée des paquets. Cet utilitaire tend à céder la place à Aptitude.

[modifier]
Versions
de Debian GNU/Linux

Debian est toujours disponible en 3 versions (trois branches) qui
sont :

  • stable : version figée où les seules mises à jour sont des
    correctifs de sécurité ;
  • testing : future stable où seuls les paquets suffisamment
    matures peuvent rentrer ;
  • unstable : surnommée Sid, il s'agit d'une version en
    constante évolution, alimentée sans fin par de nouveaux paquets ou de
    mises à jour de paquets déjà existants (on parle de rolling release).

De plus, il existe un dépôt de paquets nommé experimental ; il
contient des paquets expérimentaux de logiciels dont l'utilisation
pourrait dégrader le système. Cependant, le dépôt experimental ne
contient pas tous les paquets disponibles dans les branches stable,
testing et unstable. Voilà pourquoi il n'est pas
considéré comme une branche à part entière.

[modifier]
Historique des
versions

Les différentes versions de la distribution empruntent leurs noms aux
personnages du film d'animation Toy Story des studios Pixar :

Version Nom Date de sortie Définition du personnage Commentaire
0.01 à 0.91 août 1993 à janvier
1994
0.93R5 mars 1995
0.93R6 novembre 1995
1.1 Buzz 17 juin 1996 Le ranger de l'espace ELF ; noyau
Linux
2.0
1.2 Rex 12 décembre 1996 Le tyrannosaure
1.3 Bo 2 juin 1997 La bergère
2.0 Hamm 24 juillet 1998 Le cochon-tirelire Premier portage : m68k
2.1 Slink 9 mars 1999 Le chien à ressort Apparition de APT ; 4 architectures
2.2 Potato 15 août 2000 Monsieur Patate 6 architectures (+ARM, +PowerPC) ; 2 000 paquets
3.0 Woody 19 juillet 2002 Le cow-boy 11 architectures ; 8 000 paquets
3.1 Sarge 6 juin 2005 Le chef des soldats 11 architectures ; 15 000 paquets
4.0 Etch 8 avril 2007 L'écran magique 11 architectures (+ AMD64,- m68k) ; 18 000 paquets
5.0 Lenny 14 février 2009 La paire de jumelles 12 architectures (+armel) ; 25 000 paquets
Squeeze[18] L'extraterrestre à 3 yeux (en) L'actuel Testing
Sid En perpétuelle évolution L'enfant qui casse les jouets Correspondra toujours à la version unstable

Note : il n'y a pas eu de version 1.0 du système Debian. En décembre 1995, un
revendeur de CD (Infomagic) a fait presser des CD de la version de
développement en les intitulant Debian 1.0. Cette version étant
imparfaite et notoirement boguée, la première version officielle de
Debian a donc été la 1.1 afin d'éviter toute confusion.

Si la version "unstable" s'appelle Sid en référence au garçon qui
casse les jouets dans Toy Story [19],
le nom est souvent utilisé en tant qu'acronyme de Still In
Development
[20].

[modifier] Versions 0.x

Debian est née en août 1993 grâce à Debra Murdock et Ian
Murdock
, alors étudiants à l'université Purdue. Debian fut soutenu par
le projet GNU
de la Free Software Foundation
de novembre 1994 à novembre 1995.

Les versions 0.01 jusqu'à 0.90 de Debian furent produites entre août
et décembre 1993. Ian
Murdock
écrivait alors :

« La version 0.91 de Debian sortit en janvier 1994. Elle
avait un système de gestion de paquets primitif qui permettait aux
utilisateurs de manipuler les paquets mais n'autorisait pas grand chose
d'autre (il ne possédait certainement pas de dépendances ou d'options
analogues). À partir de ce moment-là, quelques douzaines de personnes
travaillaient sur Debian, alors que je devais toujours assembler les
versions moi-même. La version 0.91 fut la dernière version faite de
cette manière. »
« Une grande partie de l'année 1994 fut
consacrée à organiser le projet Debian de façon à ce que les autres
puissent plus directement contribuer, comme pour la réalisation de Dpkg (Ian Jackson fut
très largement responsable de cette dernière). Si je me souviens bien,
il n'y eut pas de version officielle en 1994, bien que
nous en eûmes un certain nombre en interne, à chaque fois que nous
progressions dans l'avancement de la distribution. »
« La Debian 0.93, en version 5, sortie en mars 1995, fut la
première version "moderne" de Debian : il n'y avait jamais eu autant de
développeurs (bien que je ne puisse me rappeler combien), chacun avait
maintenant ses propres paquets et Dpkg fut
utilisé pour installer et maintenir tous ces paquets après
l'installation du système de base. »
« La Debian
0.93, en version 6, sortie en novembre 1995,
fut la dernière version au format a.out. Il y avait environ 60
développeurs pour maintenir les paquets de la version 0.93R6. Si je me
souviens bien, dselect fit son apparition dans cette version qui
fut ma version favorite de Debian. »

Il arrêta de travailler activement sur le projet en mars
1996
durant la pré-production de la Debian 1.0. Cette dernière fut
renommée 1.1 pour éviter toute confusion avec un fabricant de disque
compact qui nomma faussement 1.0 une version précédente. Cet incident
mena au concept d'images ISO "officielles", de façon à éviter aux
vendeurs ce genre de bévue.

Durant le mois d'août 1995 (entre la version 0.93R5 et 0.93R6 de Debian), Hartmnut
Koptein
débuta le premier portage de Debian pour la famille des
Motorola m68k. Selon lui : « De très nombreux paquets
étaient construits autour de l'architecture i386 ("petit bout", -m486, -O6 et autres options
de ce genre de la bibliothèque libc4) et ce fut un travail énorme que
d'avoir une base de paquets de départ sur ma machine (un Atari Medusa
68040, 32 MHz). Après trois
mois (en novembre 1995), je mis à
disposition 200 paquets, sur les 250 disponibles, tous pour la
bibliothèque libc5 ! » Depuis lors, le projet Debian s'est développé en
incluant de nombreux portages vers d'autres architectures, ainsi qu'un
portage vers un nouveau noyau, Hurd, et donc
vers le système à micro-noyau GNU/Hurd.

Un des tous premiers membres du projet, Bill
Mitchell
, se rappelle au sujet du noyau Linux :

« … on devait être entre la version 0.99r8 et 0.99r15 lorsque l'on a
débuté. Pendant très longtemps, je fus capable de compiler
un noyau en moins de 30 minutes sur une machine dotée d'un 386 à 20
MHz, et j'étais ainsi capable d'installer une Debian dans le même temps
avec moins de 10 Mo d'espace disque. »
« … Je me souviens que l'équipe initiale comprenait Ian
Murdock
, moi-même, Ian Jackson, un
autre Ian dont je ne me souviens pas le nom de famille, Dan Quinlan, et
quelques autres personnes dont je ne me souviens pas des noms. Matt
Welsh
faisait aussi partie du groupe initial, ou l'a rejoint à ses
tous débuts (il a depuis quitté le projet, …). Quelqu'un créa une
liste de discussions et nous nous mîmes au travail. »
« Si je me souviens bien, nous ne partîmes pas d'un plan défini, et
nous ne partîmes pas sur le fait de créer ensemble un plan avec une
approche très organisée. Dès le début, si je ne me trompe pas, nous
rassemblâmes aléatoirement les sources d'un certain nombre de paquets.
Avec le temps, nous finîmes par finaliser une collection d'articles qui
seraient nécessaires au cœur de la distribution : le noyau, un shell,
update, getty, de nombreux autres programmes et de fichiers de
configuration requis pour initialiser le système ainsi que tout un jeu
d'utilitaires. »

[modifier] Versions 2.x

Ian Jackson devint le responsable du projet Debian au début de
l'année 1998
et devint tout de suite après vice-président de la Software in the
Public Interest. Après la démission du trésorier (Tim Sailer), du
président (Bruce Perens) et
du secrétaire (Ian Murdock), il devint président et trois
nouveaux membres furent choisis : Martin Schulze
(vice-président), Dale Scheetz
(secrétaire) et Nils Lohner
(trésorier).

La version 2.0 de Debian (Hamm) sortit en juillet 1998 pour les
architectures de processeurs Intel x86 et Motorola m68k. Cette version se caractérise par
l'introduction d'une nouvelle version des bibliothèques C (libc6
reposant sur la glibc2). Au moment de sa sortie, il y avait plus de
1 500 paquets maintenus par plus de 400 développeurs Debian. Wichert
Akkerman
succéda à Ian Jackson
comme chef de projet
Debian en janvier 1999.

La version 2.1 de Debian sortit le 9 mars 1999, après
avoir été retardée pendant une semaine par des demandes de corrections
de dernière minute. La Debian 2.1 (Slink) supporte officiellement
deux nouvelles architectures : l'Alpha
et le Sparc. Les paquets contenant le système X-Window furent profondément réorganisés par
rapport aux précédentes versions. Elle inclut aussi APT, l'interface de gestion de
paquets de la génération suivante. Ainsi, cette version de Debian fut la
première à requérir deux cédéroms pour le jeu de cédéroms officiels ;
elle contient environ 2 250 paquets.

Le 21 avril 1999, Corel
Corporation
et le projet KDE formèrent effectivement une alliance
avec Debian lorsque Corel affirma son intention de fabriquer une distribution Linux
basée sur Debian et l'environnement de bureau du projet KDE. Durant le
printemps et l'été suivants, une autre distribution basée sur Debian fit
son apparition, Storm Linux. Le projet Debian choisit alors un nouveau
logo, en créant à la fois une version officielle à utiliser sur le
matériel utilisant Debian, comme les cédéroms ou les sites webs
officiels du projet, et une version non-officielle pour une utilisation
dérivée de Debian ou mentionnant son nom. Un nouveau portage, unique en
son genre, débuta à ce moment avec le Hurd. C'est la
première tentative d'utiliser un noyau non-linux, avec le GNU/Hurd, qui est
lui-même basé sur le micro-noyau GNU Mach.

La Debian 2.2 (Potato) est sortie le 15 août 2000, cette
version ajoute le support des architectures PowerPC
et ARM, avec Wichert
Akkerman
en tant que chef de projet, cette version de la
distribution compte 3 900 paquets maintenus par près de 450
développeurs.

[modifier] Versions 3.x

Debian
3.0 fut nommée « Woody » et supportait toujours plus
d'architectures, avec l'ajout des IA-64, HP PA-RISC,
MIPS et S/390. Le projet compte alors 900
développeurs et 8 000 paquets, dont pour la première fois KDE, après que
le conflit de licence de la bibliothèque Qt eut été résolu.

Debian « Sarge », soit la version 3.1, fut finalisée le 6 juin 2005 et compte pas moins de 15 000 paquets et 11
architectures.

[modifier] Versions 4.x

La version 4.0, « Etch » est sortie le 8 avril 2007 et
inclut les éléments suivants :

  • Noyau Linux 2.6.18 ;
  • Support officiel de l’architecture AMD64, soit
    un total de 11 architectures différentes ;
  • Remplacement de XFree86 par X.Org
    (version 7.1) ;
  • Nouvel installateur (incluant une version graphique) ;
  • Présence de Secure APT pour des téléchargements
    sécurisés avec cryptographie et signatures améliorées.

Le 27 juillet 2008, la
quatrième révision de « Etch » est sortie. Outre les mises à jour
de sécurités habituelles, cette version inclut aussi « etch-and-a-half ».
Ce dernier propose un nouveau noyau (2.6.24), des drivers plus récents
pour Xorg, ainsi que divers autres changements
permettant de faire fonctionner Debian avec un matériel plus récent[21].

Le 15 août 2008, Debian peut s'installer sur le téléphone Neo FreeRunner[22].

[modifier] Versions 5.x

La version 5.0, « Lenny »
est sortie le 14 février 2009 après 22 mois de développement et est aujourd'hui
en version stable. Elle inclut les éléments suivants[23] :

[modifier]
Caractéristiques
et critiques

[modifier]
Orientation
et utilisations

La distribution Debian s'est à l'origine principalement développée
autour de son utilisation sur des serveurs, elle est donc particulièrement adaptée à ce
rôle (par exemple elle distingue toujours l'administrateur système de
l'« utilisateur final »).

Pourtant le but a toujours été d'obtenir un système universel, donc
tout autant utilisable sur des ordinateurs personnels, mais
l'utilisation du système a longtemps été réservé aux utilisateurs ayant
des compétences d'administrateur. Par exemple son installation a
longtemps été rédhibitoire pour les novices, et en cas de problèmes les
messages d'erreur demandaient régulièrement de contacter
l'administrateur système.

Ce problème a en partie été résorbé par son adaptation par des
distributions orientées « utilisateur final » (comme knoppix
depuis 2000 ou Ubuntu depuis 2004), ce qui a accéléré l'évolution
vers d'autres mode d'utilisation et les progrès du côté de l'ergonomie.

[modifier] Sortie des versions

Cette utilisation originellement orientée serveurs a également
influencé son cycle de sortie de nouvelles versions. Une fiabilité
irréprochable était nécessaire, ce qui a entraîné des délais très longs
entre les versions stables (surtout à l'époque des versions 3). Cela
avait pour conséquence de fournir des applicatifs stables mais parfois
désuets ou dépassés au moment de la sortie d'une nouvelle version.

En 2008,
pour résoudre ce problème, la version "Etch et demi" propose une
mise à jour des paquets au sein d'une version stable, ce qui est une
première dans l'histoire de Debian.

En 2009,
il est décidé de commencer à geler les paquets à la fin de chaque année
impaire (c'est à dire de stopper les mises à jours des éléments
constituants pour ce concentrer sur leurs bonne interaction). Cette
nouvelle stratégie laisse apparaitre un cycle de développement de deux
ans, et avec une nouvelle version stable au début de chaque année paire
(comme les versions LTS d'ubuntu, mais sans fixer la date de sortie). La
première de ces versions issue d'un développement lié au calendrier est
donc attendue en 2010.

[modifier] Sécurité

D'une manière générale la sécurité est réputée être un point fort de
Debian. La politique de sécurité (communes aux systèmes libres) est de
toujours afficher les failles de sécurité découvertes.

En mai 2008, Luciano Bello,
développeur Debian et chercheur en sécurité
informatique découvre que des changements effectués
dans la version d'OpenSSL distribuée par Debian avaient provoqué une
faiblesse dans le générateur de nombres
aléatoires
[24].
Ainsi les clés de sécurité générées par une machine utilisant la
version « Etch » étaient prédictibles[25].
Cette faille a concerné aussi les distributions dérivées de Debian
telles que Ubuntu
et Knoppix.

[modifier] Communication

On relève aussi des problèmes sur le plan de la communication (site
web à l'aspect peu moderne et peu actualisé par exemple), mais aussi des
problèmes de communication entre les développeurs. Ces aspects avaient
notamment été pointés du doigt par Sam Hocevar lors de la campagne pour le poste de
chef de projet[26]
en 2007.

[modifier] Logos

version libre du logo Debian

Le logo actuel (la volute) est l'œuvre de Raul M. Silva, c'est le
résultat d'un concours organisé en 1999.

Il existe en deux versions : une version dont l'usage est libre
(volute seule, avec ou sans la mention « Debian ») et la version
officielle (volute sur une bouteille avec ou sans mention « Debian »)
qui ne peut être utilisée qu'avec l'autorisation explicite de Debian.[27],[28]

La volute évoque le bon génie qui s'échappe de la lampe d'Aladin.

[modifier] Bibliographie

  • Hertzog, Raphael, & Mas, Roland. (2009). Debian Lenny –
    GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-12443-0) 462
    pages.
  • Huet, Franck. (2008). Debian GNU/Linux : Sécurité du système,
    sécurité des données, pare-feu, chiffrement, authentification. Eyrolles.
    (ISBN 2-7460-4114-6) 278
    pages.
  • Dutreix, Michel. (2008). Debian
    GNU/Linux : Services réseaux. Eyrolles. (ISBN 2-7460-4076-X) 296
    pages.
  • Hertzog, Raphael, & Mas, Roland. (2007). Debian Etch –
    GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-12062-1) 428
    pages.
  • Le Thieis, Yann, & Chamillard, Gilles. (2007). Debian
    GNU/Linux : Administration du système. ENI. (ISBN 978-2-7460-3991-9)
    374 pages.
  • Aubepin, Frédéric; Barons, Eric; Hurbain, Isabelle; & Namèche,
    Sébastien. (2006). Debian à 200% : 50 trucs, secrets et techniques.
    O'Reilly. (ISBN 2-8417-7367-1) 303
    pages.
  • Le Thieis, Yann, & Pons, Nicholas. (2006). Debian GNU/Linux
    version 3.1 (Sarge) : Administration du système. ENI. (ISBN 2-7460-3010-1) 386
    pages.
  • Krafft, Martin. (2006). Debian : Administration et configuration
    avancée. Eyrolles. (ISBN 2-212-11904-6) 674
    pages.
  • Ronneburg, Frank. (2005). Debian GNU/Linux : Installation,
    administration, exploitation. Campus Press. (ISBN 2-7440-1941-0) 624
    pages.
  • Hertzog, Raphael; Le Bars, Christophe; & Mas, Roland. (2005).
    Debian GNU/Linux. Eyrolles. (ISBN 2-212-11639-X) 310
    pages.
  • Pirio, Mikael. (2004). Linux Debian : TCP/IP – les services réseaux.
    ENI. (ISBN 2-7460-2459-4) 471
    pages.

[modifier] Notes et
références

  1. (fr) Page du projet Debian GNU/Hurd sur debian.org
  2. (fr) Page du projet Debian GNU/kFreeBSD sur debian.org
  3. Pour
    certaines des architectures seulement d'après l'annonce sur debian.org
  4. (fr) Le choix de Munich se porte sur Debian
    sur Linuxfr
    et (de) communiqué sur le site de la ville
    de Munich
  5. Etienne
    Bagnoud, « Debian adopte une nouvelle
    stratégie pour les "freeze"
     », 29 juillet 2009, Linuxfr
  6. (fr) « À propos de Debian »
  7. (fr) Contrat social de Debian
  8. (fr) Principes du logiciel libre selon
    Debian
  9. (fr) La constitution de Debian
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    annonce sur une liste de discussion de Debian

  23. Notes de publication pour Debian
    GNU/Linux 5.0 (« Lenny »), Intel x86
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    février 2009
  24. (en) DSA-1571-1 openssl — predictable random number generator
  25. (en) Debian OpenSSL Predictable PRNG
    Toys
    par H.D. Moore,
    le créateur de Metasploit
  26. (fr) Programme de Sam Hocevar
  27. Debian actualité – 26 août 1999 – Debian choisit un
    nouveau logo
    , 26 août 1999, Debian.org
  28. Logos
    Debian
    , Debian.org

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