Colmar


Héraldique

Armes de Colmar

Les armes de Colmar se blasonnent ainsi : « Parti de gueules et de sinople à la masse d’armes d’or posée en barre brochant sur la partition. »

Le plus ancien sceau de la ville, utilisé en 1214, fait apparaître
les armoiries sous la forme de trois manches munis de boules posées en
pal au-dessus du lion de Hohenstaufen.

Depuis 1425, la masse d'armes figure sur le sceau du tribunal. Lors
de la confection de "l'Armorial général" sous Louis XIV, on combina les
anciennes armes avec le rouge et le vert, couleurs de la ville
utilisées pour les habits de livrée du personnel municipal.

[modifier] Histoire

Centre historique de Colmar

Quartier de la Petite Venise

  • Le site de Colmar accueille ses premiers habitants vers 3000 avant J-C. Il s'agit d'agriculteurs venus du Danube, dont subsistent quelques vestiges :tombes, tessons de poterie et ossements.
  • Entre 1200 et 800 avant J.-C. apparaissent les premières tribus celtes dont on a découvert plusieurs urnes funéraires.
  • Mais ce sont surtout les contemporains de l'âge du fer qui, à
    partir de 800 avant J-C, vont laisser d'importantes traces de leur
    occupation : des tombes, des urnes et des tumuli voisinent avec des armes, des ornements et des ustensiles de la vie quotidienne.
  • Les Raurarques ou Rauraques dont la capitale est Argentovaria, (le futur Horbourg) au moment de l'invasion alamane défendent la Villa Columbaria.
  • En 378 l'empereur romain Gratien soumet les envahisseurs.
  • À partir de 406, les barbares supplantent les populations gallo-romaines jusqu'au moment où les Francs les battent et les massacrent.
  • La région de Colmar est alors occupée par les clans mérovingiens et christianisée.
  • Mais ce n'est qu'à l'époque carolingienne qu'existe avec certitude
    un domaine royal, véritable petite capitale appelée dans le texte
    « Notre fisc nommé colombier » et c'est le premier document écrit mentionnant Colmar, et daté de 823, quand Louis le Pieux fait don d’un domaine dans la région de Columbarium, à l’abbaye de Munster.
  • La commune se développe progressivement et accède au statut de ville au début du XIIe siècle (1226), sous la suzeraineté de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen. C’est à cette époque que commencent à s’installer diverses communautés religieuses, telles que les Franciscains, les Dominicains et les Augustins.
  • Colmar, ancienne ville libre du Saint-Empire romain germanique (une charte de franchise est octroyée à la ville par Rodolphe de Habsbourg en 1278), comptait parmi les dix villes de la Décapole d’Alsace depuis 1354.
  • En 1469, l'archiduc Sigismond, qui représente l'empereur d'Allemagne en Alsace, a d'impérieux besoin d'argent. Charles le Téméraire lui consent un prêt mais réclame en gage une partie de la province. Dans la région concédée, il délègue un bailli, Pierre de Hagenbach.
    Sa cruauté est telle que les villes d'Alsace se hâtent de rembourser le
    Téméraire. Mais Hagenbach refuse de céder la place. Battu et fait
    prisonnier, il est condamné à avoir la tête tranchée. L'honneur de
    l'exécution revient au bourreau de Colmar. La tête de Hagenbach,
    momifiée, est conservée au musée d'Unterlinden, ainsi que le glaive du bourreau.
  • Les troupes du Roi de France Louis XIV occupent Colmar par surprise en 1673. C'est le sac de Turckheim
    et la peur de subir les mêmes atrocités qui la poussera à se soumettre
    aux Français, qui l'annexent en 1680. Elle devient alors le siège du Conseil souverain d'Alsace.
  • En 1789 elle compte environ 11 000 habitants.
  • Après la cession à l’Empire allemand suite au traité de Francfort (10 mai 1871), elle devient chef-lieu du district de la Haute-Alsace dans le Reichsland d'Alsace-Lorraine jusqu'à la signature du traité de Versailles (28 juin 1919) mettant fin à la Première Guerre mondiale.
  • Lors de la Seconde Guerre mondiale, après la défaite française de 1940, Colmar est annexée de facto comme le reste de l'Alsace au Reich nazi. Elle reste cependant juridiquement sous souveraineté française.
  • Le 2 février 1945, Colmar est la dernière ville alsacienne à être libérée de l'occupation nazie, après une longue résistance de la poche de Colmar. Elle est l'une des dernières villes de France à être libérée (voir la chronologie de la Libération en France).

[modifier] Démographie et population

Évolution démographique
(Source : Cassini[6] et INSEE[7])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
13 000 11 933 14 465 14 300 15 442 15 958 19 908 20 050 21 348
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
21 284 22 629 23 669 23 311 23 990 26 106 26 537 30 399 33 146
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 844 41 791 43 808 42 255 43 167 46 518 49 448 46 124 47 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
52 355 59 550 64 771 62 483 63 498 65 136 67 163 67 714  
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

La population est cosmopolite avec plusieurs dizaines de nationalités
différentes provenant de tous les continents (Union européenne, Turcs,
Marocains, Algériens, Japonais, Américains…) : 7 779 résidents de la
ville sont des étrangers dont :

Européens Turcs Algériens Marocains Ex-Yougoslavie Tunisiens Japonais Suisses Autres
Étrangers résidents à Colmar au 31/12/2006 23,55% 30,67% 11,30% 10,39% 5,25% 2,66% 2,44% 0,33% 13,41%

La ville a une superficie de 66,57 km² et une population de 67 714 habitants en 2007, ce qui la classe :

Rang Superficie Population Densité
France 541e 92e 918e
Alsace 3e 3e 23e
Haut-Rhin 1e 2e 10e

L'aire urbaine
de Colmar est classée au 67ème rang sur un total de 354 délimitées par
l'Insee lors du recensement de 1999. Elle est composée de 36 communes
et compte 116 268 habitants pour une superficie de 346 km² et une
densité de 336 habitants/km².

[modifier] Administration

Colmar est la préfecture du Haut-Rhin et abrite le siège du conseil général du Haut-Rhin, malgré sa population bien moins importante que celle de Mulhouse C'est l'exception partagée avec Digne-les-Bains (Manosque), Privas (Annonay et Aubenas), Foix (Pamiers), Carcassonne (Narbonne), Tulle (Brive-la-Gaillarde), Quimper (Brest), Lons-le-Saunier (Dole), Saint-Lô (Cherbourg), Châlons-en-Champagne (Reims), Chaumont (Saint-Dizier), Bar-le-Duc (Verdun), Vannes (Lorient), Arras (Boulogne-sur-Mer, Calais) Mâcon (Chalon-sur-Saône), Rouen (Le Havre), Melun (Meaux), Evry (nombreux exemples), Nanterre (Boulogne-Billancourt), Bobigny (nombreux exemples) et Pontoise
(nombreux exemples). Cette exception est due au fait que lors du choix
des chefs-lieux de département au moment de la Révolution, la ville de
Mulhouse n'était pas française, mais une cité-état, et le choix s'est donc porté sur Colmar, alors la plus grande ville du département.

La ville héberge de multiples organismes départementaux et régionaux : l'INAO, l'INRA, Météo France, le service d'incendie et de secours du Haut-Rhin (SDIS),
le Comité régional du tourisme, le Comité départemental de tourisme, le
groupement départemental de gendarmerie et le centre interdépartemental
de déminage, le CIVA, entre autres.

Source

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :